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The festival is over, see you in November!
(in french)

Publié le 27.08.2018

far° 2018 : un centre de gravité qui se déplace au coeur de la ville, pour mieux irriguer Nyon de formes artistiques décalées, inclassables, indisciplinaires
Pour sa 34e édition, le far° a déplacé le lieu central du festival à la Cour des Marchandises, en raison des travaux d'agrandissement de l'Usine à Gaz. Englobant la salle des Marchandises, la salle communale et la Maison des associations / La Vie-là, le nouveau site du festival a su créer un espace de convivialité, d'échange et d'expérimentation sur un périmètre investi avec succès par les interventions artistiques participatives. Cette position centrale du site a permis de mêler au public déjà habitué des arts vivants les riverains et passants portés par l'effervescence du lieu et qui se sont montrés sensibles aux thèmes abordés par un festival résolument attentif aux convulsions du monde.


Les projets dans l'espace public, points forts et très attendus d'un festival qui se situe à l'interface entre art, société et territoire
Les propositions artistiques qui investissent l'espace public ont rencontré cette année encore un franc succès, signe d'un engouement vivace de la part du public pour des expériences sensibles qui questionnent et modifient la façon d'être ensemble dans la ville et la région. Ouvertes à toutes et tous et majoritairement gratuites, elles ont su activer de nouvelles écologies éphémères de l'être ensemble. Les propositions ont questionné nos modes d'assujettissement collectifs et personnels, mais aussi nos façons d'investir l'espace urbain, sous l'angle de leurs renversements. Hoy por Hoy, du collectif Mil M2 en collaboration avec Adina Secretan, artiste associée au far° depuis 2016, ont invité les visiteurs à des exercices d'indépendance qui ont pris différentes formes pendant toute la durée du festival (enquête, recherche collective, impression par sérigraphie, installations sonores, performances). Investi plusieurs lieux, de la cour des Marchandises à la Maison des associations / La Vie-là, ainsi que dans la ville, ouverts et activés tout au long de la journée. Opavivará! a convoqué un nomadisme multiforme et indisciplinaire qui brouille les frontières entre espaces public et privé, déambulant à la plage, sur les quais, au marché avec des engins mobiles et ludiques actionnés pour inviter les passants à entrer en interaction ; Gaetano Cunsolo a habité la nuit, en rendant visible le geste de résistance qui consiste à construire à la tombée du jour et à la lisière de l'espace urbain ; Nicole Seiler a bouleversé notre rapport à l'espace et au temps en proposant des promenades urbaines guidées par une audiodescription attentive de scènes évanescentes passées, présentes et futures ; Strasse et Lotte van Den Berg avec The End, enfin, ont chahuté notre expérience de la réalité, en nous invitant à envisager nos déplacements dans la ville à travers l'imaginaire cinématographique. 
 
Un festival qui se réaffirme comme défricheur singulier et nécessaire des arts vivants
Le festival poursuit son rôle de défricheur et passeur des nouvelles formes artistiques contemporaines, en permettant au public romand de découvrir en premières suisses certaines des créations les plus novatrices de la scène internationale. Cette année, le public a ainsi pu découvrir Anthroposcènes, conférence performative foisonnante et profonde de Rita Natálio et João dos Santos Martins, qui a marqué les esprits en consacrant l'ouverture d'une 34e édition particulièrement sensible aux enjeux géopolitiques et écologiques contemporains. Conversations déplacées, fable écolo-survivaliste d'Ivana Müller plébiscitée par le public, a permis de poursuivre cette prise de conscience détournée par les moyens de l'art. Eszter Salamon a été à nouveau l'invitée du festival, avec son opus virtuose MONUMENT 0.5: The Valeska Gert Monument, qui a  une fois de plus rallié la critique. Par la programmation de deux pièces de la chorégraphe Lenio Kaklea, le festival a par ailleurs permis à son public de découvrir plus en profondeur le travail multiforme d'une artiste singulière de la scène contemporaine de la danse. Sa pièce Portraits choisis, s'inscrit dans son projet Encyclopédie pratique, où elle donne à voir l'interprétation chorégraphique d'une collecte de terrain au long cours autour des pratiques individuelles et collectives. Un volet nyonnais  de cette recherche amorcée en mars 2018 est toujours en cours et sera présenté aux Marchandises, le nouveau lieu du far°, le 17 novembre dans le cadre des Retrouvailles.
 
Extra Time : le far° consolide sa mission de catalyseur et soutien de la relève artistique suisse et des formes scéniques émergentes  
Extra Time, la quatrième édition du programme d'accompagnement de jeunes artistes a remporté un franc succès tant parmi le public que les professionnels du spectacle et de la presse. Cette année, Trân Tran, Miriam Coretta Schulte et Romain Daroles ont été accompagnés par la praticienne de théâtre Michèle Pralong. Ce renforcement de l’engagement du far° pour le soutien à la création et l’émergence de jeunes artistes se poursuivent naturellement par la pérennisation des activités aux Marchandises, où les créations trouvent les conditions de se développer tout au long de l'année et d'être présentées en une constellation de rencontres et d'événements en-dehors de la temporalité du festival.

Avec renverser, le far° a permis à son public de bousculer ses certitudes, perdre le Nord et s'égarer avec émerveillement dans une géographie élargie de l'art.

La 35e édition du festival far° aura lieu du 14–24 août 2019.